mardi 13 septembre 2016
dimanche 21 août 2016
Le Choléra
Le Choléra
D’origine hydrique, le choléra est une maladie à
transmission féco-orale.
Le réservoir est
environnemental en période inter-épidémique, et essentiellement humain en
période épidémique. Le milieu hydrique est un réservoir de germes pathogènes
(ex : eaux saumâtres des estuaires des grands fleuves d’Asie). Le réservoir
humain entre en jeu en cas d’épidémie et explique la rapidité de la
dissémination de la maladie. Ce réservoir comprend les malades, les cadavres de
sujets morts de choléra, les porteurs sains. La transmission est donc hydrique
ou interhumaine : eaux polluées, produits marins contaminés, fruits et légumes
arrosés, mains sales (toilette et transport des cadavres, repas). Il n’y a pas
d’immunité naturelle, pas de production d’anticorps contre la toxine. Les
facteurs favorisants sont humains et climatiques : pauvreté, bas niveau
d’hygiène, conflits armés, forte densité de population (camps de réfugiés),
catastrophes naturelles (cyclones, inondations), réchauffement des eaux
(phénomène El Nino).
Les chironomidés sont un important réservoir de V. cholerae. Ces insectes
ubiquitaires, très abondants dans les collections d’eau douce, pondent des
masses de 400 à 2000 œufs, colonisés par V. cholerae (6 à 36 bactéries par
œuf). La bactérie peut se fixer également à la surface chitineuse des adultes
permettant, lors du vol, la dispersion de V. cholerae par voie aérienne dans
l’environnement, localement, mais peut-être aussi à distance sous l’effet des
vents dominants.
Physiopathologie
Le choléra est
une diarrhée « toxique » due à l’élaboration par le vibrion d’une toxine, la
choléragène, qui inverse le flux hydrosodé au niveau de l’épithélium du grêle
par activation d’un enzyme, l’adénylcyclase. Cette inversion entraîne la
production dans la lumière intestinale d’un liquide très abondant isotonique au
plasma, particulièrement riche en potassium et en bicarbonates. La conséquence
de cette diarrhée hydro-électrolytique massive est une déshydratation aiguë avec
hypokaliémie et acidose.
Le vibrion ne pénètre pas à l’intérieur de
la muqueuse intestinale qui reste donc anatomiquement intacte. Il n’y a pas
d’invasion muqueuse. Le vibrion disparaît des selles spontanément en 7 à 14
jours. Le traitement du choléra est donc essentiellement celui des pertes
hydro-électrolytiques, c’est à dire du «syndrome cholérique».
Le glucose
stimule l’absorption d’eau et de sel par un mécanisme indépendant de l’AMP
cyclique (activé par l’adénylcyclase et la choléragène) qui est donc conservé.
Un ion sodium peut être transporté en même temps qu’une molécule de glucose au
niveau de la muqueuse qui a gardé son intégrité et ses mécanismes d’absorption.
Cette notion est à la base de la réhydratation par voie orale.
Traitement
L’essentiel du
traitement est la réhydratation : «Tout cholérique parvenu à temps dans un
centre de traitement équipé doit en sortir guéri au 3e jour».
Les buts du
traitement
- rétablir l’équilibre
hydroélectrolytique : c’est le geste thérapeutique urgent et essentiel
- lutter contre le germe
: c’est un geste secondaire diminuant la durée de la diarrhée et aussi la durée
du portage (évitant ainsi la dissémination des vibrions).
Les moyens.
Le malade est admis dans
un centre de traitement du choléra (CTC) créé en fonction des besoins, offrant
les meilleures conditions de traitement et permettant l’isolement du malade.
Assainissement et Maladies liées aux excréta
Assainissement[1]
·
Par assainissement, on entend la mise à
disposition d’installations et de services permettant d’éliminer sans risque
l’urine et les matières fécales. L’absence de système d’assainissement est une
cause importante de morbidité dans l’ensemble du monde.
Il est prouvé que l’assainissement a des effets positifs importants sur la santé au niveau des ménages et des communautés. L’assainissement désigne aussi le maintien de bonnes conditions d’hygiène, grâce à des services comme l’enlèvement des ordures et l’évacuation des eaux usées.
Il est prouvé que l’assainissement a des effets positifs importants sur la santé au niveau des ménages et des communautés. L’assainissement désigne aussi le maintien de bonnes conditions d’hygiène, grâce à des services comme l’enlèvement des ordures et l’évacuation des eaux usées.
Principaux concepts
Rapport 2012 du Programme
commun OMS/UNICEF
La cible 7 de l’objectif 7 du Millénaire
pour le développement consiste à réduire de moitié, d’ici à 2015, le
pourcentage de la population qui n’est pas durablement approvisionnée en eau
potable et qui ne dispose pas d’assainissement de base.
Eau
L’accès à l’eau potable
est mesuré en pourcentage de la population utilisant des sources
d’approvisionnement en eau potable améliorées.
·
On entend par eau potable l’eau utilisée à
des fins domestiques: boisson, cuisine et hygiène personnelle.
·
L’eau potable est de l’eau considérée comme
sûre car elle répond à certaines normes microbiologiques et chimiques relatives
à la qualité de l’eau de boisson; les Directives OMS pour la qualité de l’eau
de boisson (4ème édition, 2011) font référence à cet égard.
·
L’accès à l’eau potable est mesuré au moyen
d’un indicateur indirect: la proportion de la population utilisant des sources
d’approvisionnement en eau améliorées: eau sous canalisation alimentant le
domicile, borne-fontaine/fontaine publique, puits tubé/puits foré, puits creusé
protégé, source protégée, citerne d’eau de pluie.
·
Un raccordement direct à l’eau potable sous
canalisation alimente le domicile, la parcelle ou la cour.
·
Une source d’approvisionnement en eau
améliorée, de par la nature de sa construction, protège l’eau de façon
satisfaisante de toute contamination extérieure, en particulier des matières
fécales.
Exemples:
o *eau sous canalisation alimentant le
domicile;
o *borne-fontaine/fontaine publique;
o * puits tubé/ foré;
o *puits creusé protégé;
o * source protégée;
o * citerne d’eau de pluie.
· Sources d’approvisionnement en eau non
améliorées:
o * puits creusé non protégé;
o * source non protégée;
o *eau de surface (rivière, réservoir, lac,
étang, ruisseau, canal, canal d’irrigation);
o *eau fournie par un distributeur ( tonne
montée sur une charrette, camion-citerne);
o * eau en bouteille;
o * eau distribuée par camion-citerne.
Assainissement
L’accès à
l’assainissement est mesuré en pourcentage de personnes utilisant des
installations d’assainissement améliorées.
· Une installation d’assainissement améliorée
empêche de façon hygiénique tout contact entre l’homme et des excréments
humains.
·
L’accès à l’assainissement de base est
mesuré au moyen d’un indicateur indirect: la proportion de personnes utilisant
des installations d’assainissement améliorées (telles que raccordement au
tout-à-l’égout ou à une fosse septique, latrines à chasse rudimentaires,
latrines à fosse améliorées et autoventilées,et latrines à fosse avec une dalle
ou couvertes).
·
Les installations communes sont des
installations d’assainissement améliorées acceptables par ailleurs qui sont
utilisées par plusieurs ménages. Elles comprennent les toilettes publiques et
ne sont pas considérées comme améliorées.
·
Les installations d’assainissement non
améliorées n’empêchent pas de manière hygiénique tout contact entre l’homme et
des excréments humains; cela comprend:
o * les latrines à fosse sans dalle ou les
fosses en plein air;
o *les toilettes ou latrines suspendues;
o *les latrines à seau;
o *la défécation à l’air libre dans les
champs, les forêts, la brousse, les étendues d’eau ou autres espaces en plein
air, ou l’évacuation des excréments humains avec d’autres formes de déchets
solides.[2]
· Le manque d’assainissement pour 2,4 milliards de personnes compromet les améliorations dans le domaine de la santéQuelque 2,4 milliards de personnes, soit un tiers de la population mondiale, n’auront toujours pas accès à des services d’assainissement amélioré en 2015[3].
Maladies
liées aux excréta
Les infections liées aux excréta
sont des maladies transmissibles dont les agents causals (virus, bactéries,
protozoaires ou helminthes pathogènes) sont libérés par l’organisme des
personnes infectées (ou des animaux infectés dans certains cas) dans les excréta
(fèces et urines). Ces agents causals finissent par atteindre d’autres
personnes et pénètrent dans l’organisme soit par la bouche (lors de la
consommation de cultures contaminées, par exemple), soit à travers la peau
(infestation par des ankylostomes ou des schistosomes, par exemple).
Le monde est directement
responsable d’effets préjudiciables pour la santé et l’environnement. Les excréta
humains sont mis en cause dans la transmission de nombreuses maladies
infectieuses, dont le choléra, la typhoïde, l’hépatite, la polio, la
schistosomiase et des helminthiases, y compris diverses trématodoses. La
plupart de ces maladies liées aux excréta se déclarent chez des enfants vivant
dans des pays pauvres. Globalement, l’OMS estime que les diarrhées sont
responsables à elles seules de 3,2 % des décès dans le monde et de 4,2 % de la
charge de morbidité mondiale totale, exprimée en DALY (OMS, 2004b). La diarrhée
ou les maladies gastro-intestinales sont souvent utilisées comme indicateur
indirect pour les maladies infectieuses véhiculées par l’eau. Mead et al.
(1999) estiment qu’en moyenne, un habitant des États-Unis d’Amérique
(appartenant à une tranche d’âge quelconque) souffre de 0,79 épisode de
gastro-entérite aiguë (caractérisée par la présence de diarrhée, de
vomissements ou de l’un et l’autre de ces symptômes) par an. Les taux de
gastro-entérite aiguë chez les adultes dans le monde sont généralement du même
ordre de grandeur (Tableau 2.6). Cependant, les enfants – en particulier ceux
vivant dans des conditions à haut risque, caractérisées le plus souvent par une
hygiène, un assainissement et une qualité de l’eau médiocres – présentent
généralement des taux de maladies gastro-intestinales plus élevés. Kosek, Bern
& Guerrant (2003) ont constaté que les enfants de moins de cinq ans
habitant dans des pays en développement subissaient un nombre médian d’épisodes
diarrhéiques de 3,2 par an.
Schistosomiase
La schistosomiase est une
maladie parasitique importante dans diverses parties du monde. Les trématodes
ont des cycles de vie complexes comprenant le passage des œufs dans une étendue
d’eau par le biais des excréta (habituellement les fèces, mais aussi l’urine
pour l’une des espèces de schistosomes) ; ces œufs ensuite éclosent et
infectent des mollusques. Les parasites se développent dans ces mollusques et
sont libérés dans l’eau, milieu à partir duquel ils infestent des poissons ou
s’enkystent dans des plantes aquatiques. L’infestation résulte de la
consommation à l’état cru ou sans cuisson suffi - sante de poissons ou de
plantes contenant des méta cercaires de trématodes enkystées et viables.
Les schistosomes
infectent directement les êtres humains en pénétrant à travers la peau lors
d’un contact avec de l’eau contaminée. Bien que rarement fatales, les
trématodoses peuvent entrainer une morbidité conséquente et des complications
conduisant au décès.
Les principaux genres
importants pour la santé humaine sont Clonorchis, Opisthorchis, Fasciola,
Fasciolopsis et Paragonimus. Globalement, on pense que des trématodes transmis
par les aliments infestent 40 millions de personnes dans le monde et qu’un
dixième de la population mondiale est exposé à un risque d’infestation (OMS,
1995).
La schistosomiase touche
environ 200 millions de personnes dans le monde, dont 80 % vivent en Afrique
subsaharienne, où l’aquaculture directement alimentée par des rejets est rare
mais où l’eau utilisée pour les activités aquacoles peut être indirectement
contaminée par des rejets.
Une étude des
trématodoses transmises par les aliments réalisée par Keiser & Utzinger
(2005) indique que le nombre des clonorchiases a triplé en Chine sur la période
de 10 ans allant de 1995 à 2004. Ces auteurs estiment que 15 millions de
Chinois étaient infestés par Clonorchis sinensis en 2004. On pense que la
multiplication des trématodoses transmises par les aliments est liée à la
croissance exponentielle de l’industrie aquacole sur la même période. Même si
l’aquaculture délibérément alimentée par des rejets a selon toutes probabilités
décliné pendant cette période, l’usage involontaire en aquaculture d’eau
contaminée par des eaux usées ou des excréta a probablement aussi contribué à
la plus grande fréquence des trématodoses d’origine alimentaire.
Schistosomiase
La schistosomiase est une
infestation par des parasites sanguins du genre Schistosoma qui se logent dans
les réseaux veineux qui drainent la vessie et le tractus intestinal. La maladie
est provoquée par Schistosoma haematobium, S. mansoni, S. japonicum, S.
intercalatum et S. mekongi. Comme pour d’autres trématodes parasites, le cycle
de vie de ces schistosomes nécessite sa réplication chez un hôte intermédiaire
de type mollusque. Les mollusques sont infestés par un stade larvaire du
parasite connu sous le nom de miracide, qui se développe à partir des œufs
libérés dans les urines ou les fèces des personnes infestées. Les mollusques
libèrent à leur tour dans l’eau des cercaires qui pénètrent à travers la peau
d’autres individus. Les schistosomiases légères peuvent rester asymptomatiques,
mais les schistosomiases plus lourdes sont susceptibles de provoquer une
splénomégalie ou une hépatomégalie, des pertes de sang ou un cancer de la
vessie, selon l’espèce en cause.[1]
L'eau, l'assainissement, l'hygiène et la santé
L'eau,
l'assainissement, l'hygiène et la santé
Faits et chiffres
"L'eau
et l'assainissement sont indispensables à la santé publique. Je dis souvent
qu'ils en constituent la base, car lorsqu'on aura garanti à tout un chacun,
quelles que soient ses conditions de vie, l'accès à une eau salubre et à un
assainissement correct, la lutte contre un grand nombre de maladies aura fait
un bond énorme.
Dr LEE Jong-wook, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé
Dr LEE Jong-wook, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé
Maladies diarrhéiques
·
Chaque
année, 1,8 million de personnes, dont 90% d’enfants de moins de cinq ans,
vivant pour la plupart dans les pays en développement, meurent de maladies
diarrhéiques (y compris du choléra) ;
·
88%
des maladies diarrhéiques sont imputables à la mauvaise qualité de l’eau, à un
assainissement insuffisant et à une hygiène défectueuse.
·
L’amélioration
de la qualité de l’eau ferait reculer de 6% à 25% la morbidité attribuable aux
maladies diarrhéiques, cas graves inclus.
·
L’amélioration
de l’assainissement ferait reculer de 32% la morbidité attribuable aux maladies
diarrhéiques.
·
Des
interventions dans le domaine de l’hygiène, y compris l’éducation à l’hygiène
et le simple fait de se laver les mains peut réduire de 45% le nombre des cas
de maladies diarrhéiques.
·
Une
amélioration de la qualité de l’eau de boisson par un traitement domestique,
par exemple la désinfection au chlore au niveau de la consommation,
entraînerait une baisse de 35% à 39% des épisodes diarrhéiques.
Paludisme
·
Chaque
année, 1,3 millions de personnes, dont 90% d’enfants de moins de cinq ans,
meurent du paludisme.
·
On
recense, chaque année, 396 millions de cas de paludisme, principalement en
Afrique subsaharienne.
·
L’irrigation
intensive, les barrages, les projets hydrologiques pèsent lourdement sur la
charge de morbidité.
·
Une
bonne gestion des ressources hydriques réduit la propagation du paludisme et
des autres maladies à transmission vectorielle.
Schistosomiase
·
Selon
les estimations, 160 millions de personnes sont atteintes de schistosomiase.
·
La
maladie provoque des dizaines de milliers de décès chaque année, principalement
en Afrique subsaharienne.
·
Elle
est étroitement liée à l’évacuation des excréments dans de mauvaises conditions
et à l’éloignement des sources d’eau salubre.
·
L’assainissement
de base peut faire reculer la maladie de 77%.
·
Les
réservoirs créés par l’homme et les systèmes d’irrigation mal conçus sont les
principales causes de la propagation de la schistosomiase et de l’aggravation
de la situation.
Helminthiases intestinales (ascaridiase, trichocéphalose,
ankylostomiase)
·
133
millions de personnes souffrent d’helminthiases intestinales sévères qui ont
souvent de graves conséquences : déficience cognitive, syndrome dysentérique ou
anémie.
·
Ces
maladies provoquent environ 9 400 décès par an.
·
L’accès
à de l’eau salubre et à des systèmes d’assainissement ainsi qu’une meilleure
hygiène permettraient de réduire la morbidité imputable à l’ascaridiase de 29%
et celle imputable à l’ankylostomiase de 4%.
Encéphalite japonaise
·
20%
des personnes présentant une encéphalite japonaise symptomatique décèdent et
35% ont une atteinte cérébrale irréversible.
·
En
Asie du Sud, du Sud-Est et de l’Est, l’amélioration de la gestion des
ressources hydriques destinées à l’irrigation permettrait de réduire la transmission
de la maladie.
Hépatite A
·
On
recense 1, 5 millions de cas d’hépatite A par an
Arsenic
·
Au
Bangladesh, 28 à 35 millions de personnes boivent de l’eau à forte teneur en
arsenic.
·
Le
nombre des cas de lésions cutanées liées à la présence d’arsenic dans l’eau de
boisson est estimé à 1,5 million.
·
La
pollution des eaux souterraines par l’arsenic a été constatée dans de nombreux
pays, notamment en Argentine, au Bangladesh, au Chili, en Chine, aux Etats-Unis
d’Amérique, en Inde, au Mexique et en Thaïlande.
·
La
prévention passe avant tout par une baisse de la consommation d’eau contenant
des taux d’arsenic trop élevés. Pour cela, il faut trouver des sources d’eau à
faible teneur en arsenic ou installer des systèmes d’élimination de l’arsenic.
Fluorose
·
En
Chine, 26 millions de personnes souffrent de fluorose dentaire en raison de la
forte teneur de l’eau de boisson en sels de fluor.
·
Selon
les estimations, en Chine, on attribue plus d’un million de cas de fluorose
osseuse à l’eau de boisson.
·
Les
principales stratégies pour remédier à ce problème passent par l’exploitation
des eaux profondes et des cours d’eau, la construction de réservoirs et la
défluoration.
COMMENT EN EST-ON ARRIVE
LA ?
Accès à l’eau en 2002
·
En
2002, 1,1 milliard de personnes, soit 17% de la population mondiale, n’avaient
pas accès à des sources d’eau de bonne qualité.
·
Plus
de la moitié de la population mondiale a accès à une eau de bonne qualité grâce
à un raccordement à domicile ou à un robinet à l’extérieur.
·
Près
de deux tiers des 1,1 milliard de personnes qui n’ont pas accès à des sources
d’eau de bonne qualité vivent en Asie.
·
En
Afrique subsaharienne, 42% de la population n’a toujours pas accès à de l’eau
de bonne qualité.
·
Pour
atteindre la cible des OMD concernant l’approvisionnement en eau, 260 000
personnes par jour jusqu’en 2015 doivent encore obtenir l’accès à des sources
d’eau de bonne qualité.
·
On
estime qu’entre 2002 et 2015, la croissance démographique mondiale sera de 74,8
millions d’habitants par an.
Accès à l’assainissement en 2002
·
En
2002, 2,6 milliards de personnes, soit 42% de la population mondiale, n’avaient
pas accès à des moyens d’assainissement.
·
Plus
de la moitié de ceux qui ne disposent pas de moyens d’assainissement soit près
de 1,5 milliard de personnes - vivent en Chine et en Inde.
·
En
Afrique subsaharienne, la couverture par les services d’assainissement est d’à
peine 36%.
·
Dans
les pays en développement, 31% seulement des personnes vivant en milieu rural
ont accès à des moyens d’assainissement contre 73% des personnes vivant en
milieu urbain.
·
Pour
atteindre la cible des OMD concernant l’assainissement, 370 000 personnes par
jour jusqu’en 2015 doivent encore obtenir l’accès à des moyens d’assainissement.
Catastrophes et situations d’urgence
·
Au
cours de la dernière décennie du XXème siècle, près de deux milliards de
personnes ont été victimes de catastrophes naturelles, dont 86% de sécheresses
et d’inondations.
·
Les
inondations accentuent la menace permanente que représente pour la santé la
contamination de l’eau de boisson résultant d’un mauvais assainissement et de
la présence de déchets industriels ou provenant de décharges.
·
Les
sécheresses sont responsables de la plupart des maladies et des décès car elles
provoquent ou aggravent la malnutrition et la famine et remettent en cause
l’approvisionnement en eau .
·
La
gestion des catastrophes requiert une continuité d’activités allant de la
prévention à la reconstruction en passant par la préparation, les actions à
mener et l’organisation des secours.
Développement des ressources hydriques
·
Le
développement des ressources hydriques s’accélère pour répondre aux besoins
alimentaires (énergie et fibres) d’une population mondiale qui atteindra 8
milliards en 2025.
·
Avec
des moyens insuffisants pour évaluer les conséquences sanitaires, le secteur de
la santé doit assumer des dépenses qui ne sont pas prises en compte et la
charge de morbidité s’accroît au niveau local.
·
Il
faut inclure dans les stratégies de gestion intégrée des ressources hydriques
des méthodes de gestion de l’environnement favorables à la santé.
LA RIPOSTE MONDIALE
Objectifs du Millénaire
pour le développement (OMD)
En incluant
l’approvisionnement en eau, l’assainissement et l’hygiène dans les OMD, la
communauté internationale a reconnu l’importance d’intervenir dans ces domaines
pour promouvoir le développement et a fixé une série d’objectifs et de cibles.
Objectif 7 : Assurer un environnement durable
·
Cible
9 : Intégrer les principes du développement durable dans les politiques
nationales et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources
environnementales.
·
Cible 10 :
i.
Réduire
de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès de
façon durable à un approvisionnement en eau de boisson salubre.
ii.
Intégrer
l’assainissement aux stratégies de gestion des ressources hydriques.
·
Cible
11 : Réussir, d’ici à 2020, à améliorer sensiblement la vie d’au moins 100
millions d’habitants de taudis.
Objectif 4 : Réduire la
mortalité des enfants de moins de 5 ans
·
Cible
5 : Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants
de moins de 5 ans.
Objectif 6 : Combattre le
VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies
·
Cible
8 : D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres grandes maladies, et
avoir commencé à inverser la tendance actuelle.
2005-2015 : Décennie «
L’eau, source de vie »
·
L’ONU
déclare la période 2005-2015 décennie internationale d’action, « L’eau, source
de vie » et fixe un programme mondial accordant davantage d’importance aux
problèmes relatifs à l’eau.
Quelques citations
importantes
“Nous ne vaincrons ni le
SIDA, ni la tuberculose, ni le paludisme, ni aucune autre maladie infectieuse
qui frappe les pays en développement, avant d’avoir gagné le combat de l’eau
potable, de l’assainissement et des soins de santé de base”.
Kofi Annan, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies
Kofi Annan, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies
« Le droit à l’eau
consiste en un approvisionnement suffisant, physiquement accessible et à un
coût abordable, d’une eau salubre et de qualité acceptable pour les usages
personnels et domestiques de chacun »
- Observation générale n° 15 (2002) : Le droit à l’eau.
- Observation générale n° 15 (2002) : Le droit à l’eau.
source: http://www.who.int/water_sanitation_health/facts2004/fr/
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